Il est à propos de
rappeler l'existence d'un petit bureau de poste qui
desservait les gens des lots des numéros de 21 à 40
environ sur les rangs 2 et 3 Blais. Pour y parvenir, le
courrier devait être adressé à Lac-Pinault.Ce bureau de poste a été tour à tour sous la
responsabilité de Mme Ernest Beaudoin (Anna
Lévesque), Simon Miousse et Elzéar Brochu. En 1948, le
courrier de ces gens a été transféré au bureau de poste
du village. Et tous, depuis cette date, bénéficient de la malle
rurale. C'est M. Charles Lévesque qui eut charge du
bureau de poste de Saint-Tharsicius jusqu'en mai 1930.
Mme Dominique Lévesque fut la suivante à s'en occuper
jusqu'au 30 mai 1971. Ensuite Mme Richard Lévesque
en eut la responsabilité une couple
d'années.
Mme Dominique Lévesque a vu ses longs états de
service récompensés par un certificat de mérite que lui a
décerné M. André Dion, inspecteur de District postal.
C'est donc dire que trois générations de Lévesque ont
servi obligeamment la population de Saint-Tharsicius, ce
pourquoi un hommage leur est dû.
Après un concours où quelques-unes d'autres avaient
soumis leur candidature, Mlle Solange Arguin (fille de
Laurier) a été jugée apte à remplacer Mme Richard
Lévesque. Elle est notre
maîtresse de poste depuis le 17 juin 1974.
En qualité de facteur, nous avons eu, durant de longues
années, M. Dominique Lévesque remplacé par M.
Gonzague Paquet; l'autre partie de la paroisse, soit principalement le rang 5, était
desservie par M. Joseph Lavoie qui fut remplacé par M.
Salomon Paquet. Pendant les seize ans que M. Lavoie
a servi ses concitoyens, lui et sa fidèle jument ont parcouru une
distance de 76 000 milles.Un autre qui mérite certainement une mention toute
particulière, c'est notre bon Nazaire Bélanger, résident d'Amqui. Il fait pour
ainsi dire partie du paysage. C'est lui qui, par toutes les
températures, recueillait le sac de malle au bureau de poste d'Amqui
et apportait jour après jour, le courrier au bureau de poste. Il bravait toutes les tempêtes pour remplir
fidèlement sa charge. D'Amqui à Saint-Vianney,
emmitouflé dans ses fourrures, Dieu seul pourrait dire
combien de fois il a fait le voyage! En combien
d'occasions aussi, il a été le bon samaritain pour ceux
que l'on appelle aujourd'hui les « pouces ». Nazaire Bélanger avait été
précédé dans cette tâche par son père Élie, et, au début des années 1970, son fils
Richard a agi à l'occasion comme substitut.