Cet historique m'a été commandé pour commémorer le cinquantenaire de
Saint-Tharsicius.
J'ai accepté ce travail de bonne grâce, non pas à cause de mes
connaissances particulières sur la vie et les origines des paroissiens
de notre municipalité, mais plutôt à cause de l'insistance de notre
curé qui misait sur le fait que ma contribution serait utile. Je vous
prie d'être indulgents à mon égard pour les lacunes que vous y
rencontrerez.
Ce n'est donc pas l'histoire romancée de la paroisse que vous lirez en parcourant ce recueil de
souvenirs. Par contre, j'ai le sentiment que vous y trouverez tous les renseignements utiles pour vous faire une idée de
l'histoire de la paroisse depuis ses débuts.
En ce qui concerne la Fabrique,
j'ai rappelé quelques commentaires de l'évêque
à ses visites. J'ai compilé les mariages, les baptêmes, les sépultures,
les statistiques de chaque année, les revenus également.
Intentionnellement, les dépenses
ont été omises. On n'a qu'à lever les yeux et, très concrètement, on verra les dépenses dont la
population a fait les frais et dont elle s'est acquittée honorablement, puisque la Fabrique n'a
aucune dette.
Ainsi, afin de faire toucher du
doigt aux gens ce qu'il en coûte pour empiéter sur l'avenir, je mentionne immédiatement
que j'ai relevé le montant des intérêts (1)
qui ont dû être payés sur les emprunts de la
Fabrique.
Il se peut que le livre ne contienne pas tous les éléments que le lecteur
aurait aimé trouver et qu'il y ait des omissions. Ceux qui en seront l'objet voudront bien
m'en excuser.
J'aborderai le sujet des écoles, chapitre qui mériterait qu'on s'y attarde
longuement; vous pourrez aussi y lire quelques notes et commentaires sur la Corporation
municipale, quelques pages sur la description du mode de vie et des
activités des paroissiens pendant ces cinquante années ainsi que la
chronologie des événements reliés à l'occupation du territoire.
En effet, avant d'être érigée canoniquement, la paroisse était déjà habitée par plusieurs familles. Cette période,
qui s'écoula avant 1926, sera quelque peu abordée. Toutefois, tout le contenu ne tient qu'à du bouche
à oreille puisque je n'ai pas eu le loisir de retrouver des documents
(s'ils existent) sur lesquels on peut
s'appuyer.
Heureusement, le premier missionnaire, Pierre
Bérubé, a relaté les
faits vécus durant son séjour dans la paroisse.
Cela constitue un livre de bord authentique et je vous le livre tel quel
comme d'ailleurs les résultats de l'enquête de 1933 compilés par le
curé Léo Hudon. Ces deux documents donnent une plus-value aux recherches limitées
que j'ai pu effectuer compte tenu qu'il me manquait de temps et de
ressources pour entrer plus avant dans les détails.
À
l'occasion, j'ai dû faire appel à la mémoire et aux témoignages de
certains. Puisse votre mémoire et vos documents personnels permettre
d'apporter éventuellement des éléments nouveaux.
Des remerciements sont adressés à toutes les personnes qui ont bien voulu collaborer d'une façon ou
d'une autre.
Il faut souligner aussi que les biographies des prêtres ont été gracieusement fournies par l'archevêché
de Rimouski grâce à la précieuse collaboration de l'archiviste, M. le chanoine Léo Bérubé.
Que lors de ces jours de retrouvailles, tous, en se serrant la main fraternellement, puissent faire remonter à la
surface, les souvenirs les plus heureux de leur vie. Et que chacun sente que l'hospitalité n'est pas un vain
mot à Saint-Tharsicius.
Dieu soit loué!...
Germaine Arguin-Gagné
1976